Il est grand temps de restaurer le climat — Ce que nous apprend le « briefing sur l’état d’urgence mondial »
Le 27 novembre 2025, le National Emergency Briefing britannique s’est réuni, rassemblant dix experts de renom afin de présenter une évaluation sans concession de la crise climatique et environnementale devant quelque 1 250 personnalités politiques, chefs d’entreprise, figures religieuses et culturelles, personnalités médiatiques et représentants de la société civile.
Il ne s’agissait pas d’une énième discussion abstraite. Le briefing a exposé, en termes clairs, à quel point les menaces qui pèsent sur les écosystèmes, la sécurité alimentaire, la santé humaine, la stabilité économique et la sécurité nationale sont désormais étroitement liées et ont déjà atteint un seuil critique.
Pourquoi la « restauration du climat » est importante — Au-delà de la réduction des émissions
Au cours de cet événement, les experts ont souligné une vérité évidente : nous ne sommes pas seulement confrontés à une urgence climatique, mais à un *effondrement de la nature* — et pour y remédier, il ne suffit pas de réduire les émissions. Il faut restaurer les écosystèmes, reconstruire les infrastructures naturelles et donner la priorité à la biodiversité, à l’eau, aux sols et aux habitats en tant qu’éléments essentiels à notre survie à long terme.
Comme l’a dit l’un des intervenants : la nature n’est pas un « plus ». C’est une infrastructure essentielle, le fondement de l’alimentation, de l’eau potable, de la protection contre les inondations, de la régulation climatique stable, et des systèmes de santé résilients.
En bref : la restauration du climat n’est pas facultative. Elle est existentielle.
Du briefing à l’action — Ce que nous devons faire maintenant
La réunion d’information nationale sur l’état d’urgence n’avait pas pour seul objectif d’informer : elle sert également de tremplin à un mouvement public plus large. Les organisateurs ont déjà appelé leur gouvernement et les médias à organiser une *réunion d’information nationale télévisée* afin d’aider tous les citoyens à comprendre l’ampleur de la crise et les mesures qui peuvent être prises.
Voici ce qui doit se passer :
- Reconnaitre les écosystèmes comme des infrastructures — Les rivières, les zones humides, les tourbières, les forêts et les sols doivent être traités avec la même priorité que les routes, les réseaux énergétiques ou les hôpitaux. Cela implique d’investir dans leur restauration..
- Cessez de financer les dommages. Récompensez la restauration. Réorienter les subventions et les investissements vers des solutions fondées sur la nature et hautement intégrées, plutôt que vers des pratiques destructrices (agriculture industrielle qui dégrade les sols, assèche les zones humides et pollue les rivières).
- Aligner la politique économique et financière sur la renaissance de la nature. Les régulateurs financiers, les banques, les gouvernements : tous doivent considérer les risques liés à la nature et au climat comme des questions fondamentales pour la stabilité, et soutenir la santé écologique dans le cadre de la sécurité et de la prospérité à long terme.
- Instaurer une culture du soin. Encourager la restauration menée par les communautés, soutenir les « villes vertes » et favoriser un mouvement social qui valorise la nature non seulement comme élément paysager, mais aussi comme élément essentiel au bien-être, à la santé, à la sécurité et à la dignité des êtres humains. ([Initiative pour des solutions fondées sur la nature][2])
Regardez et partagez : un résumé percutant
Les messages clés de la réunion d’information ont été résumés dans une vidéo concise. Regardez-la, réfléchissez-y, puis partagez-la. Faisons en sorte que l’urgence, la clarté et les solutions dépassent les frontières de Westminster.
(Merci à Dave Borlace, de Just Have a Think, d’avoir rendu accessibles ces conclusions cruciales.)
Un appel à la restauration climatique mondiale
Bien que le briefing sur l’urgence nationale ait porté sur le Royaume-Uni, les enseignements sont universels. Pour nous, à la CRA — et pour les militants, les décideurs et les citoyens du monde entier — c’est un signal d’alarme : la restauration climatique doit être au premier plan.
Il est temps de changer de récit : passer de « comment réduire les émissions ? » à « comment guérir la planète ? ». De latténuation à la restauration. Des solutions à court terme à la survie et à lépanouissement à long terme
Nous exhortons chacun — gouvernements, institutions financières, communautés, individus — à soutenir des politiques et des actions audacieuses, favorables à la nature. Car sans écosystèmes sains, il n’y a pas de climat stable, pas de sécurité alimentaire, pas d’eau propre, pas de sécurité.
Traitons des a présent la Terre comme l’infrastructure vivante et essentielle qu’elle est — et agissons en conséquence.